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Alors qu’il s’était auto-extradé du Maroc pour échapper à la justice du Royaume, il avait conservé sur place, au sein de CMT une équipe de choc pour préparer son retour, aux yeux et à la barbe de la direction de CMT comme des autorités marocaines.
Une équipe restée en place malgré l’éviction
À la tête de cette équipe, deux personnes clefs :
Abdellah Mouttaqui Vice President Exécutif de CMT recruté par Luc Gérard Nyafé lorsqu’il dirigeait la société minière et dont la mission avait principalement consisté à couvrir auprès de l’office des changes les infractions douanières dont Nyafé s’était rendu coupable avec l’aide de son complice de toujours, German Chaparro;
Maître Bassamat Fassi Fihri, recrutée par Luc Gérard Nyafé pour le défendre contre les accusations pénales soulevées par les autorités marocaines;
C’est à travers ces deux personnages centraux demeurés en place après l’éviction de LG Nyafé, malgré toute forme d’équité et de déontologie, que LG Nyafé a su pousser son bras armé, Aya Gold & Silver (TXT) à acquérir la participation de 37% dans CMT que détient OSEAD à la tête de laquelle se trouve l’ancien complice de LG Nyafé, le Suisse German Chaparro, poursuivi aux Etats-Unis pour violation de ses devoirs fiduciaires et de la confidentialité et de l’éthique des affaires.
Une opération capitalistique controversée
En somme, que du bon monde autour de cette table minière où Aya Gold & Silver accepte, à prix d’amis décidé par l’ancien banquier de Lion Advisor Capital, de jouer les instruments du retour de la société Strategos et de son sulfureux dirigeant LG Nyafé.
Suite un audit de CMT accordé par Hassan Boulaknadal à Aya Gold & Silver, une offre de reprise de 100% de la société mère luxembourgeoise, OSEAD, est sur le point d’être acceptée par OSEAD et par CMT, ouvrant la voie à une cession de la participation de 37% des actions détenues au sein de CMT d’ici la fin du mois de Janvier.
Aya Gold & Silver en première ligne
Au devant de la scène, c’est Aya Gold & Silver et avec lui Benoît La Salle qui mène la négociation avec OSEAD et CMT, prenant le risque d’acquérir pour 150 MUsd un actif à la trésorerie pourtant défaillante et dont l’accumulation d’amendes administratives et pénales dépassent près des deux-tiers de sa capitalisation boursière.
En coulisses, un agenda dissimulé
En coulisses, c’est bien B. Fassi Fihri et A. Mouttaqui qui pilotent la cession avec la complicité passive de German Chaparro, allant jusqu’à forcer CMT et son président, Hassan Boulaknadal à autoriser une telle cession sans dévoiler leur propre agenda : permettre à LG Nyafé de revenir au Maroc et retrouver le titre déchu de PDG de CMT.
Si aucune infraction formelle n’a, à ce stade, été établie, la rapidité à vouloir acquérir la participation de 37% détenue par OSEAD et le choix d’acquérir non pas les actions cotées en bourse de CMT mais sa maison mère luxembourgeoise, non cotée et hors du périmètre de l’Office des Changes et de l’Autorite Marocaine du Marché des Capitaux, laisse pantois …
Des risques pour les marchés marocains et canadiens
Les autorités compétentes marocaines, comme les actionnaires historiques de CMT mais désormais également d’AYA, pourraient être amenés à examiner de près ces évolutions capitalistiques, tout aussi sournoises que dommageables pour les marchés de capitaux marocains et canadiens.
Dans un secteur déjà marqué par une forte sensibilité aux enjeux de conformité et de réputation, ce possible retour aux commandes des anciens parias de CMT et à sa tête LG Nyafé, par des équipes demeurés en place en laissant croire à leur parfaite intégrité qu’il s’agisse de Mouttaqi ou de Fassi Fihri, illustre la complexité des rapports de pouvoir au Maroc et la résilience de certains réseaux d’influence, rendu possible par la simple négligence de la nouvelle équipe de direction de CMT ou, plus vraisembablement, par une réelle compromission de cette équipe de direction avec les fantômes du passé.
